Le siège, de Rémy Ourdan, l’histoire d’un siège qui n’a pas aboutit

Le Arras Film Festival nous présente pour son édition 2018 Le Siège de Rémy Ourdan, qui nous plonge dans le siège de Sarajevo.

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« Ma vision (…) de ces 340 000 personnes assiégées pendant quatre ans ». Voilà comment Rémy Ourdan définit son film co-produit par l’INA, Le siège. Celui-ci nous montre la violence vécue à Sarajevo entre 1992 et 1995. En alternant images d’archives et témoignages d’un panel éclectique de personnes ayant vécu cette tragédie, Rémy Ourdan nous offre un éclairage sur ces événements historiques encore aujourd’hui peu compris.

Blood and Honey

Certains témoignages laissent apparaître que la ville a été défendue par ses habitants, n’ayant souvent aucune expérience militaire. Ce sont principalement des jeunes gens, majoritairement des délinquants, qui ont pris les armes pour défendre leur ville et leur façon de vivre. Malgré cette violence constante, le reportage montre que les habitants ne se sont pas laissés abattre. Ils ont continué à faire du théâtre, de la musique sous les bombardements.

Pourtant, le journaliste qui a vécu ces quatre années de siège sur place n’a voulu réaliser ni « un film historique, ni journalistique ». Le plus important ici était de donner la parole à la population multi-ethnique de cette ville que la Yougoslavie a tenté de diviser, mais aussi aux victimes. Il prend le parti de montrer des images de cadavres, pour illustrer toute l’horreur de ces bombardements. “A un moment il faut montrer la guerre”.

 

Par Andya Gomichon et Juliette Mylle

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