Arras Film Festival 2018 : Once Upon a Time in Novembre, le cri de colère de Andrzej Jakimowski.

Ce 4 novembre, l’Arras Film Festival 2018 a accueilli la projection de Once Upon a Time in November, le film de Andrzej Jakimowski. Le réalisateur nous a fait l’honneur de participer à un échange avec le public suite à la séance. Retour sur un film coup de poing.

« Les scènes de manifestation sont réelles et sont l’expression de ce qui se passe réellement en Pologne. »

Varsovie, Novembre. Au coeur de l’hiver, Mareczek et sa mère sont expulsés de leur logement. De refuge en refuge, le film suit leur parcours à travers une Pologne tiraillée par les inégalités sociales et les divisions idéologiques.

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Durant leurs recherches d’un nouveau foyer, ils sont toujours accompagnés de Koleś, un chien qu’ils ont recueilli. La présence de cet animal n’est pas anodine : il est le symbole d’une minorité qui se bat. Ainsi, lorsque des émeutes éclatent autour du squat où se trouvent Mareczek et sa mère, leur priorité sera de récupérer Koleś, perdu dans la foule.

« Une petite personne peut avoir raison face à une grande foule. » Andrzej Jakimowski, au sujet du rôle du chien dans le film.

Once Upon a Time in November dépeint la Pologne actuelle sans artifices : une vérité crue et bouleversante, qui fait prendre conscience de la situation du pays, l’un des plus pauvres de l’Union Européenne. Ainsi, le réalisateur Andrzej Jakimowski a mis un point d’honneur à montrer des faits réels, mélangeant alors des scènes d’émeutes authentiques à celles de l’intrigue.

Un film poignant sur une situation désespérée, perdue dans un quotidien morose qui met en lumière un personnage attachant : celui de Mareczek, l’allégorie d’une jeunesse qui ne laisse pas tomber.

Par Carla Veltri-Bricout.