Arras film festival 2018 : A la rencontre de Boris Guyot

L’Arras film festival, ce sont des films mais aussi des rencontres.
Aujourd’hui, nous avons fait la rencontre de Boris Guyot qui est journaliste à la radio PFM.

Prénom : Boris

Nom : Guyot

Age : 48 ans

Profession : Journaliste à PFM

En quoi consiste votre métier :  Je couvre le festival depuis 2007 et chaque année je fais des interviews et des micros-trottoirs aux sorties des films. Je cherche à savoir ce qu’ont pensé les gens  des films . Je réalise également des interviews avec des enfants pour le festival consacré aux jeunes. Après avoir récolté toutes les interviews , je retourne à la radio PFM où on a un journal du festival  tous les matins à 7h ,à 12h45 ainsi qu’à 18h15 le soir. On monte toutes nos prises de la journée.

« C’est un travail exceptionnel car il me permet de voir toutes les palettes du cinéma et de rencontrer des artistes. « 

Quel a été votre parcours :  J’ai démarré dans le milieu en tant que bénévole à la radio en 2000. J’ai ensuite gravi les échelons et trouvé un poste dans un radio de trois salariés . Mon expérience en tant que bénévole m’a permis de m’intégrer facilement dans le métier car les longs moments que j’ai passé à réaliser des interviews d’artistes et de groupes m’a porté bénéfice.

À quoi ressemble votre journée type sur le festival :   Alors la journée démarre très tôt vers 7h du matin , il faut se préparer mentalement, psychologiquement et physiquement. De plus , quand on rentre chez soi il est très tard ce qui fait des journées assez longues et épuisantes. Mais concrètement une journée type au festival , c’est voir des films , faire des chroniques , rencontrer des réalisateurs et de manière générale des artistes. Mon rôle n’est pas toujours évident car parfois je suis confronté à l’imprévu et ce que j’avais planifié n’est plus à l’ordre du jour.

Quelles sont les qualités nécessaires pour réussir dans votre profession ?  Ce métier nécessite de la patience, de la réactivité, de la disponibilité c’est à dire être au bon endroit au bon moment et avoir une bonne capacité d’improvisation. Je me souviens qu’il y a deux années de cela sur le festival j’avais à la base une interview prévue avec un réalisateur croate mais bien étendu assisté d’un traducteur. Cependant ce dernier n’est jamais venu et j’ai du m’adapter rapidement en revoyant mon interview . En effet j’ai du passer par l’anglais pour réussir mon projet. Il faut donc être instinctif et ne surtout pas hésiter à prendre les devants quand il s’agit de rencontrer des personnalités.

Quel aspect de votre métier préférez-vous ? Ce qui est intéressant c’est qu’on assiste à plusieurs projections de films que certainement on ne reverra plus. C’est un travail exceptionnel car il me permet de voir toutes les palettes du cinéma et de rencontrer des artistes . Découvrir les facettes du cinéma étrangers est aussi fantastique.

Quel est l’aspect le moins sympa ?  Je dirais que ce qui est complexe c’est de vite se remettre dans le sens de la marche car le visionnage de plusieurs long-métrages consécutifs est plutôt fatigants. Notamment quand certains films sont forts en émotions comme ceux qui traitent des conflits en Europe de l’Est , il faut savoir se remettre de ses ressentis bien que cela soit difficile. Il est vrai qu’on arrive facilement à saturation et le fait de se relever de films chargés en émotions qui ont procurés « des claques » est malgré compliqué.

Pierre Coplo et Joachim Borges