Arras Film Festival 2019 : « Le cinéma et l’Italie fasciste », table ronde du 9 novembre

Ce samedi 9 novembre à 14h30, Christophe Kantcheff et Jean A. Gili ont animé une table ronde au village du festival : « Le Cinéma et l’Italie fasciste ».

La table ronde

Animée par le critique littéraire et de cinéma et rédacteur en chef adjoint de l’hebdomadaire Politis, Christophe Kantcheff, cette table ronde a donné la parole à Jean Gili, historien du cinéma et spécialiste du cinéma italien. A travers 4 extraits de film, ils ont proposé aux festivaliers quelques éclairages historiques pour mieux appréhender les films de la rétrospective « L’Italie de Mussolini ».

 

Scipion l’Africain, de Carmine Gallone

Film de propagande de 1932, Scipion l’Africain est une superproduction de l’Etat italien.  Ce film aborde la guerre qui a opposé Hannibal et les Carthaginois, et Scipion et les Romains au IIIe siècle avant J.-C. Jean Gili a d’ailleurs expliqué cette propagande fasciste en comparant la conquête de Carthage par les Romains, présentée dans le film, à la conquête de l’Éthiopie par les Italiens.

 

Paisà et Le navire blanc, de Roberto Rossellini

« Avec Le navire blanc, Rossellini ne prend pas de distance avec l’idéologie fasciste » , Jean A. Gili

Rossellini aborde d’un côté le fascisme italien avec des films tels que Paisà ou Le navire blanc, mais aussi d’un autre côté la résistance italienne face à l’occupation nazie, comme dans Rome ville ouverte par exemple. Christophe Kantcheff a donc choisi un premier extrait de Paisà et un second d’Un pilote revient pour présenter aux festivaliers Roberto Rossellini.

 » Rossellini est un opportuniste, (…) il a le génie de comprendre le mouvement et de s’y adapter », Jean A. Gili

1900, de Bernardo Bertolucci

Cette fresque monumentale de l’Italie entre 1900 et 1945 présente le destin parallèle de deux enfants nés le même jour, l’un est le petit-fils d’un riche propriétaire et l’autre de son métayer. Christophe Kantcheff a choisi de présenter une scène forte de ce film de 5h18 exposant la montée du fascisme et son opposition au communisme et qui résume selon lui l’esprit du long-métrage.

 

Une journée particulière, de Ettore Scola

Ce film a été réalisé en 1977 par Ettore Scola, et présente, à travers un huis-clos, l’opposition entre une femme adulant le Duce et un intellectuel homosexuel fuyant le régime. D’après Christophe Kantcheff, Une journée particulière est un film qui expose différentes visions du régime de Mussolini avec humour.

 

Joshua Krepa

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