Arras Film Festival 2019 : Avez-vous l’Esprit de Famille ?

Votre famille vous tape sur les nerfs ? Vous vous enfermez dans votre bulle pour ne pas les côtoyer ? L’Esprit de famille est le film qui vous ressemble !

« Comment il faut te le dire, tu me lâches, tu t’en vas, tu disparais ! », ce sont les dernières paroles que Jacques lance à son fils, Alexandre, avant de mourir. Alexandre, écrivain et un tantinet dans sa bulle, s’est toujours réfugié dans le travail pour ne pas affronter la réalité. Un moyen pour lui d’éviter tout contact avec sa famille. Mais voilà, la mort de Jacques est un électrochoc, ou plutôt le début d’une discussion interminable avec le fantôme de son père. Son père est bel et bien mort, mais son esprit ne le quitte pas. Il l’entend, le voit et subit ses critiques jusqu’à lui dire ce qu’il a sur le coeur sans le moindre filtre. 

Même si le fantôme de son père le hante, Alexandre se sent obligé de lui parler parce qu’il n’arrive pas à accepter l’idée qu’il ne soit plus là, qu’il n’ai jamais été là. D’ailleurs, le héros de ses romans se retrouve toujours dans de nouvelles aventures. Peut-être essaie-t-il de mettre par écrit la vie de son père, de trouver le moyen de l’avoir près de lui. 

Sa rancoeur remonte à l’enfance. Jacques était un grand-reporter, définitivement absent de tous les moments importants de la vie d’Alexandre. La photographie était l’élément moteur de sa vie, « le moyen de regarder autour de soi » selon lui.

C’est ce qu’Alexandre apprend plus tard dans le film. Il faut faire un arrêt sur image de temps en temps pour apprécier les plaisirs de la vie. Il ne faut rien s’interdire et faire tout ce qui permet de se sentir vivant, mais surtout pas tout seul. 

Le réalisateur, Eric Besnard, révèle l’égoïsme voire la condescendance d’Alexandre vis-à-vis de sa famille. Il apparait comme une personne froide et distante, celle qu’on ne veut pas appeler lorsque l’on a des problèmes par peur de déranger. « Tu n’es pas le genre d’homme que l’on appelle pour ça » dira même sa mère, Marguerite. Il ne s’intéresse pas aux autres, ni même à son propre fils. Il reproduit le même schéma de la relation père-fils qu’il a reçu. Le personnage de Jacques commente les moindres faits et gestes d’Alexandre justement pour ne pas qu’il reproduise les mêmes erreurs que lui, pour qu’il change. Il doit se rendre compte que la vie continue et qu’il faut en profiter. 

L’Esprit de famille est un film qui fait réaliser que la vie est courte et qu’il faut se confier  et s’ouvrir aux autres avant qu’il ne soit trop tard.

Charlotte Delangle

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