Arras Film Festival 2019 – Compétition européenne : le top 5 de Boris Guyot, journaliste à Radio PFM

Cette année, religion et famille sont au cœur de la compétition européenne. Boris Guyot, journaliste à Radio PFM, a visionné les neuf films en course pour la récompense. Il nous dévoile son top 5.

Let There Be Light de Marko Skop

Ce film slovaque aborde, au sein d’un petit village, de multiples thématiques : religion, famille, harcèlement, homosexualité et même fascisme. Autant de thèmes abordés, de manière particulièrement intelligente. Avec un scénario bien construit, qui tient le spectateur en haleine jusqu’aux dernières minutes, Let There Be Light domine la compétition pour Boris Guyot.

The Father, de Kristina Grozeva et Petar Valchanov

Chaque année, Kristina Grozeva et Petar Valchanov abordent un nouveau thème. Avec The Father, le duo s’attaque à l’histoire d’un père et son fils qui se redécouvrent. Après le décès de sa mère, le fils découvre une nouvelle facette de son père. Une heure trente de film qui tient en haleine et huit dernières minutes qui sont une vraie « déferlante » pour le journaliste de Radio PFM. Boris Guyot l’avoue : ce film a été difficile à noter. Un film qui intrigue, mais qui marque les esprits.

Negative Numbers de Uta Beria

Brut de décoffrage, Negative Numbers dévoile le parcours d’un jeune géorgien au cœur d’un centre de rétention pour mineurs. Dans cette prison, une mafia intérieure se met en place entre les matons et les jeunes. Avec l’arrivée d’entraîneurs de rugby et la création d’équipes, la solidarité se crée entre les prisonniers. Cette histoire noire reflète bien la réalité géorgienne et celle d’autres pays de l’Est, encore sclérosés par les systèmes mafieux.

Dafne, de Federico Bondi

Un joli portrait, réalisé par Federico Bondi, d’une jeune italienne trisomique qui rompt avec les préjugés. Bien ficelé, Dafne raconte l’histoire d’un père qui redécouvre sa fille, après la mort de sa femme. Sans jamais tomber dans le pathos, le film met en avant une actrice attachante et énergique qui joue son propre rôle, d’une manière impressionnante. Pour Boris Guyot, l’œuvre est intéressante car elle permet de montrer les différences de structure dans la prise en charge des personnes trisomiques, en Italie et en France.

The Best of Dorien B. de Anke Blondé

Après avoir appris qu’elle était atteinte d’un cancer du sein, Dorien fait le point sur sa vie, et ce n’est pas glorieux. Ce film aborde la libération d’une femme qui n’existe pas sans son cancer. Habituée à être invisible, sa maladie change profondément les regards que les autres portent sur elle. A la manière du Journal de Bridget Jones, Anke Blondé crée un personnage optimiste et détaché de la maladie qui la frappe.

BONUS : 1+, Benni, de Nora Fingscheidt

Pour Boris Guyot, ce film a été « une claque ». Malgré son aspect traumatisant, l’histoire de cette petite fille hyperactive et associable qui enchaîne les familles d’accueil sans succès, est très bien menée. Quoiqu’elle fasse, cette enfant ingérable est toujours le suspect numéro 1. Dès le départ, on sait qu’il n’y aura pas d’issue. Mais ce rôle extraordinaire et la performance de la très jeune actrice rendent inédites la proposition faite par ce film. L’adrénaline tient le spectateur durant 1h58. « S’il avait été dans la compétition, ce serait mon numéro 1 », confie le journaliste. Une bonne découverte donc, même si Benni ne figure pas parmi la liste des concurrents.

Mathilde Baralle

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