Arras Film Festival : Edition vintage, interview de Jeanne Jedyniak

Cette année, suite aux mesures sanitaires mises en place, l’Arras Film Festival a dû être repensé, reporté et modifié. Aujourd’hui, voici le portrait de Jeanne Jedyniak, une jeune étudiante qui a vécu l’Arras Film Festival grâce à la filière Infocom’ au lycée Baudimont. Elle nous raconte ses meilleurs souvenirs et anecdotes qui l’ont marqué…

Tout d’abord, peux-tu te présenter?
Hello ! Je m’appelle Jeanne Jedyniak, j’ai 22 ans et je suis en Mastère 1 Evènementiel et Relations Publiques à Isefac Bachelor. J’étais au lycée Baudimont en filière L spé Arts Plastiques. Je faisais partie également de la filière InfoCom, c’est là où j’ai connu l’Arras Film Festival. Après mon bac, je suis partie en licence de Cinéma à Lille 3, après un échec d’admission à l’ESJ. Suite à ma première année de licence, je suis partie en BTS Communication au lycée Saint-Rémi de Roubaix, puis en Bachelor Communication 360 à Isefac, en alternance chez Enedis. Actuellement, j’effectue mon Mastère en alternance dans une agence d’influence, Faites du Bruit.

Pendant quelle année as-tu assisté à l’Arras Film Festival ?
J’ai commencé à travailler sur l’AFF en 2015, avec le lycée Baudimont jusqu’en 2018. A partir de 2019, je suis devenue bénévole chargée d’accueil du public et des partenaires au sein de l’AFF. Je devais continuer cette année mais la miss Corona m’en a empêché.

Qu’est-ce que cela t’a apporté d’y aller ?
L’AFF m’a énormément apporté aussi bien sur le plan personnel que professionnel. Il m’a d’abord apporté des connaissances cinématographiques, ce à quoi je n’aurais jamais pensé m’intéresser auparavant. C’est pourquoi je suis entrée en licence de cinéma. Il m’a aussi apporté des compétences rédactionnelles, la gestion d’une équipe et surtout le travail d’équipe avec la fameuse Gazette. C’est ce pourquoi je me suis alors intéressée à la communication. J’ai donc orienté mon parcours scolaire dans ce cursus. Mais l’AFF m’a apporté énormément en terme de relationnel, de rencontres.

« Travailler à L’Arras Film Festival, c’est avant tout participer à une aventure humaine et créer du lien. »

C’est parler avec des personnes différentes de ton milieu, apprendre à les connaître et au final, ne jamais les oublier.

Quel a été ton meilleur souvenir ?
L’AFF en lui-même est un souvenir. Mais, il y en quelques-uns qui sortent du lot. Les débats après les séances. C’est là où tu vois les vrais cinéphiles. Interagir avec les acteurs, les producteurs et les réalisateurs ça n’a pas de prix. Je ne parle pas des « grosses » avant-première, mais des séances telle que la compétition européenne, les visions de l’est ou encore le festival des enfants. Et c’est sans doute mes séances préférées car les enfants ont une vision différente de celles des adultes, une vision plus innocente.

La compétition européenne. J’ai eu la chance d’y participer à multiples reprises en faisant partie du Jury d’Infocom et Pole Com. Ce sont des journées éprouvantes, mais des journées géniales. C’est sans doute mon souvenir préféré de ces 5 dernières années. Passer une journée enfermée dans le noir à enchaîner des films que tu ne connais même pas, c’est ça qui est génial. Tu peux découvrir des pépites comme tu peux découvrir des films trèèèès longs, mais ça vaut le détour.

Parler de l’Arras Film sans parler des afters musicaux serait une erreur. Les afters musicaux sont à ne pas rater. Ils permettent de se retrouver après une grooooosse journée. C’est là où tu vois les gens se décontracter et se mélanger.

Et ton pire souvenir ?
Je ne pourrais pas dire qu’il y a des pires souvenirs, car souvent, on ne retient que le meilleur. Mais, je dirais quand même les attentats de novembre 2015. Je me souviens, j’étais au cinéma à la séance de 21h de The Red Spider. C’était un film de la compétition européenne il me semble. Un autre pire souvenir, c’était quand je suis allée voir Mountain May Depart, un film de 3h que je connaissais absolument pas. Mais ce que je me souviens, c’est qu’il était long, trèèèès long.

Peux-tu nous raconter une anecdote insolite lors de l’Arras film festival ?
C’était l’année dernière, lors de l’avant-première de la Reine des Neiges 2. Pour faire patienter les enfants, avec les bénévoles on s’est retrouvé à chanter Libérée Délivrée devant la scène, avec de magnifiques couronnes. C’était super sympa !

Quel film as-tu découvert à l’Arras Film Festival t’a marqué le plus ? Pourquoi ?
J’en ai vu tellement… voici une (courte ?) liste de ceux qui m’ont marqué :

Les Misérables de Ladj Ly, Chanson Douce de Lucie Borleteau, La Famille Addams, Lola et ses frères de Jean Paul Rouve, Sauver ou Périr de Frédéric Tellier, Pupille de Jeanne Herry, Edmond d’Alexis Michalik, Artic de Joe Penna, Jalouse, M, Battle of the Sexes, La Mélodie, Coco, Drôles de Petites Bêtes, Dans la Forêt, Les Enfants de la Chance, Lion, Loving, Maman a tort, Primaire, Paris Pieds Nus, Le Petit Locataire, Tu ne tueras point, Voyage au Groenland, Paula, Roues Libres, Jumpman d’Ivan Tverdovsky, One Step Behind the Seraphim, de Daniel Sandu, Winter Flies, d’Olmo Omerzu, Mia et le lion Blanc, Pachamama et J’irai décrocher la lune.

As-tu eu la chance de rencontrer des personnalités ? Si oui, lesquelles ?

J’ai rencontré beaucoup de belles personnes à l’Arras Film Festival, ce serait difficile de tous les citer.

Quelques-uns qui m’ont marqué de par leurs expériences et leurs histoires comme Ladj Ly ou Damien Bonnard par exemple. (Foncez voir les Misérables, vraiment foncez)

Un dernier mot pour la fin ?
Comme dirait un certain Scrib, si je devais résumer l’Arras Film, je dirais que c’est d’abord des rencontres. Des gens qui m’ont tendu la main. Et c’est assez curieux de se dire que les hasards, les rencontres forgent une destinée… Parce que quand on a le goût de la chose, quand on a le goût de la chose bien faite, le beau geste, parfois on ne trouve pas l’interlocuteur en face je dirais, le miroir qui vous aide à avancer. Alors ça n’est pas mon cas, comme je disais là, puisque moi au contraire, j’ai pu.

« je dis merci à l’Arras Film »

Je lui dis merci, je chante la vie, je danse la vie… je ne suis qu’amour !

Camille LECRIVENT

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