Arras Film Festival 2021 : rencontre avec le réalisateur Denis Imbert

Denis Imbert est venu présenter à Arras son deuxième film en tant que réalisateur. Perturbé par le Covid et les confinements successifs, Mystère va enfin sortir en salles au mois de décembre. Il a été présenté lors du dernier jour du Festival. Rencontre avec Denis Imbert, quelques minutes après la projection.

Denis, venir à Arras pour présenter Mystères, qu’est-ce que ça représente ?

Ca représente une libération. J’ai été comme tout le monde impacté par ce qu’il nous ait arrivé ces derniers mois et c’est très angoissant quand on vient de faire un film. Il y a un an ce film devait sortir. A nouveau, on respire, les salles se rallument. C’est génial d’être ici à Arras et de pouvoir repartir en promotion avec son film. Surtout que le festival d’Arras est un festival très important dans la mesure où il y a cet espèce de lien avec le public qui est très gratifiant. Finalement c’est ça que l’on cherche lorsque l’on fait des films de cinéma, c’est pour avoir ces échanges avec le public. Alors que lorsque l’on est sur les plateformes on a pas ce retour.

On l’a vu avec la projection du film, le cinéma permet aussi de recueillir directement l’avis du public, sans passer par les réseaux sociaux !

Exactement et curieusement on apprend beaucoup de choses comme ça à chaud avec un public qui réagit à la projection. Surtout ici c’étaient des enfants (le film faisait partie du Festival des enfants) donc évidemment c’est très spontané. On apprend énormément de choses sur son travail, sur le film que l’on a fait, les moments qui ont été marquants pour le public. C’est pour ça que quelqu’un comme Dupontel il prend son van, il fait la France entière pour faire tous les cinémas de France et de Navarre. Il a raison, c’est pour avoir ce retour que l’on fait ce métier.

Qu’est-ce qui vous a poussé à tourner Mystères dans le département du Cantal ?

D’abord, je dois dire que je suis devenu un peu cantalien (sourire). Je viens d’y passer car je viens de finir mon prochain film, l’adaptation de Sur les chemins noirs, de Sylvain Tesson. J’ai à nouveau tourné dans le Cantal. En fait je suis limousin et quand j’étais enfant j’allais déjà marcher près de Salers, au Puy Mary et c’est vrai que j’avais un souvenir de cette région complètement préservée, encore riche d’une vraie faune, d’une flore. Le Cantal est presque une réserve. Toutes ces montagnes qui donnent un côté sauvage mais qui restent accessibles quand on fait un film. Sincèrement, j’ai créé des liens avec les gens de la vallée du Falgoux, la vallée du Mars qui sont des liens à vie. On a des échanges continuels et permanents, ils attendent la sortie du film avec impatience. C’est formidable pour moi d’avoir réussi à mettre en valeur leur région.

Quels sont vos projets dans les mois à venir ?

Là je viens donc de finir ce film avec Jean Dujardin, Sur les chemins noirs. C’était quand même un film important où on a traversé la France dans ce que l’on appelle la « diagonale du vide ». J’ai terminé le film vendredi dernier, je suis en montage. A nouveau ensuite un autre projet sur lequel je vais rapidement travailler et écrire. Un projet qui parle du ré-ensauvagement, du retour à la nature.

Propos recueillis par Thomas Palmier

Crédit photo : Mina Quéau


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